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Oratoire St Cénéré

lien avec l'association des amis de St Céneré:   http://www.oratoire-saint-cenere.com/

Lieu de pèlerinage fondé par le moine Céneré au 7ème siècle
Accès libre (à 2 Km du bourg, direction Vaiges)

Histoire
Céneré serait né à Spolète près de Rome (Italie) peu après l'an 600. Élevé dans une famille chrétienne, il devint moine bénédictin (Ordre monastique fondé par Saint Benoît en 529) et entra au service du pape Martin Ier. Ce dernier l'envoya prêcher en Gaule mérovingienne ; Céneré arriva en compagnie de son frère saint Céneri dans le diocèse du Mans, à Saulges (Salvia) vers 649-650. On dit qu'il fit jaillir une source près de l'Erve, au lieu où est bâti aujourd'hui l'oratoire qui porte son nom. Il fonda une communauté chrétienne qui bâtit l'église Saint-Pierre dans le bourg de Saulges. Il mourut le 21 juillet 680. Il est appelé aussi Sérène ou Sérenède.   Source : Article Oratoire de Saint-Céneré de Wikipédia en français (auteurs)

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Saint Céneré est un saint local, un de ces multiples saints qui, dans le sillage de saint Martin, se sont évertués à évangéliser la France rurale.

Originaire d'Italie, il arrive accompagné de son frère Céneri et s'installe près du village de Saulges, dans la Mayenne (l'ancien Maine), où il vit en ermite. Il y opère différents miracles et apaise les maux qui frappent la population.

Mais, au-delà du personnage historique, on peut supposer que l'image qu'il a laissée n'a pu rester indifférente aux traditions et légendes dont le site de Saulges est particulièrement riche.

Son oratoire, au bord de l'Erve, est toujours régulièrement visité, et est entre autres le site d'un pèlerinage annuel.

origine - personnage historique
nature - saint évangélisateur du Maine
- ermite
- thaumaturge
autres noms - orthographes diverses : Cénéré, Cérènède, Séréné, Sérené (au XIXème siècle, et en certains lieux comme à Angers)...
- à Saulges, familièrement en évoquant la source : le " petit saint qui pisse "
étymologie - à rapprocher de l'italien cenere, "cendre" ?
fête - 21 juillet
naissance - Spolète (Ombrie, en Italie) au début du VIIème siècle. Selon certaine sources, vers 630 ou 640
mort - un 21 juillet, à Saulges, vers l'an 680, enterré dans l'église Saint-Pierre de Saulges, avant d'être transféré dans la cathédrale d'Angers
parenté - famille patricienne chrétienne
- frère cadet (ou jumeau ?) de saint Céneri
culte - saint Céneré est tout particulièrement vénéré à Saulges, sur les lieux où il vécut. Une source guérisseuse y reçoit la visite des pèlerins tout au long de l'année, et notamment lors d'un pèlerinage annuel qui se tient fin juillet ou début août.
- Il est, ou a été imploré contre toutes sortes de maux : la sécheresse, la guerre et la peste, les maladies de peau, la goutte et les maladies oculaires. Il aide également les enfants à marcher, et était invoqué par les jeunes filles désirant se marier.
signes
particuliers
- représenté en ermite, et, le plus souvent avec les insignes de sa fonction de cardinal : le chapeau rond et la robe (parfois fendue sur le devant) de couleur pourpre.

DONNÉES HISTORIQUES À PROPOS DE SAINT CÉNERÉ

C'est, pour dédier toute sa vie à Dieu et à la contemplation, et en quête de solitude, que, sur les conseils d'un ange, Céneré suit son frère Céneri, et quitte avec lui le giron familial, d'abord pour Rome, puis pour le " désert " de Saulges. Ses jeûnes, l'ascèse à laquelle il se soumet et ses prières lui valent d'acquérir des pouvoirs surnaturels : il entre fréquemment en extase, s'entretient avec les anges et pénètre les cœurs de ceux qui le visitent.

C'est lui qui, à la demande de l'évêque Béraire du Mans et par ses prières, fléchit le ciel alors que la guerre, la sécheresse et une épidémie de peste déciment la population. Il fut également thaumaturge, guérissant divers maux par simple contact ou à travers l'eau ou le pain qu'il avait touchés. Il rendait en particulier la vue aux aveugles et faisait tomber la fièvre. Son tombeau fut encore le théâtre de nombreux miracles, et il est toujours invoqué aujourd'hui pour différentes maladies et infirmités, principalement les troubles de la locomotion et de la vue.

Le lieu où il est tout particulièrement honoré, et où l'on vient par son intercession demander des grâces, se situe près de Saulges, sur les bords de l'Erve et à flanc de coteau. C'est là qu'il avait son ermitage, et c'est là que l'on peut toujours voir la source qu'il fit jaillir. Il s'agit d'un lieu très symbolique, unissant le thème de l'eau vive à celui de la roche brute, et que l'on peut supposer avoir été déjà sacralisé bien avant la venue du saint.

La source est guidée le long d'une longue rigole de pierre et est recueillie dans une vasque circulaire, et les pèlerins viennent là recueillir l'eau pour la boire. Mais elle suinte également au-dessous, au sein d'une grotte aménagée dans le rocher, et elle y alimente un bassin également circulaire où l'on vient baigner les membres malades. Après quoi, l'on dépose dans les interstices des parois les linges qui ont servi à cet usage ; le mal est supposé disparaître lorsqu'ils sont secs.

LA SOURCE
DE SAINT CÉNERÉ

Un jour, (Sérené) se tenait devant son ermitage et gémissait, épuisé par les jeûnes, brûlé par la fière et l'ardeur de ses ulcères, presqu'expirant

Une vieille femme, qui portait un vaisseau d'hydromel, passa dans un sentier voisin.

Le saint lui dit : "Femme, j'ai soif ; au nom du Christ, donne-moi quelques gouttes d'hydromel."

La femme lui répondit par cette raillerie impie : "Invoquez saint Méen, il vous guérira" ... et elle s'en alla.

Une seconde femme, plus jeune, passa ensuite, chargée contenant des rayons de miel sauvage.

"Femme, lui dit le saint, donne-moi un morceau de ces rais ; leur miel adoucira le feu qui dévore mes jambes. Pour l'amour de Dieu !"

La femme lui fit cette question égoïste : "Qui me rendrait ce que je vous donnerais ?", et elle s'en alla.

Survint une pauvre fille, dont la familleétait restée païenne ; quelques lambeaux d'étoffe couvraient son corps ; une torsade de bleuets et de marjolaine couronnait sa tête. D'une main elle portait une petite mesure d'huile de noix et dans l'autre tenait un bouquet.

Elle entendit les gémissements du solitaire, s'approcha de lui et lui offrit ses services.

Sérené, lui voyant si misérable, ne lui demanda rien, mais elle, elle versa spontanément son huile sur les plaies du vieillard et les pansa.

Il la laissa faire, puis lui dit : "Cette huile est perdue pour toi."

La jeune fille répondit : "Mon père répète souvent qu'on doit soulager ceux qui peinent."

- "Il parle comme un chrétien, ton père, où portais-tu cette huile ?"

- "J'allais faire une libation ...". Elle s'arrêta, confuse, pensant qu'elle pouvait choquer le solitaire, mais Sérené l'invita à continuer.

"J'allais, poursuivit-elle, faire une libation à Fantie, la fée verte du Pont-du-Gué, pour qu'elle ne me noie pas en hiver, pendant les grandes eaux,lorsque je vais à Saulges."

- "Ce bouquet, qu'en veux-tu faire ?"

- "Ce sont des fougères, des églantines et des verveines, et aussi des pailles de mon lit. Ma mère dit qu'il faut les jeter dans le courant de l'eau, pour se marier promptement."

- "Pauvre fille, et tu crois tout cela, mon enfant ?"

- "Certainement, les chrétiennes font aussi de ces bouquets, qu'elles nomment des bouquets de Sainte-Marie, en y joignant de la paille de leur lit."

- "Ce n'est que trop vrai ; il y en a de superstitieuses ; elles font mal."

Et le saint regardait cette jeune fille, presqu'encore une enfant, sincère, naïve, croyante. Il leva les yeux au ciel et pria.

Il pleura, et ses larmes coulèrent sur sa poitrine, abondantes ; l'une d'elles tomba sur la poussière du sol battu où il était, l'humecta et s'étendit comme une goutte d'huile. Puis, tout à coup la terre se troua et il en sortit le jet de la source qui, depuis cette époque, n'a cessé d'alimenter l'ermitage de Saint-Sérené.

A. Grosse-Duperon, Deux excursions au pays de Saulges - Souvenirs d'un touriste

LES SITES LIÉS À SAINT CÉNERÉ

Dans le Maine-et-Loire (49) :
- suite à une tractation entre les évêques du Mans et d'Angers, les reliques de saint Céneré ont été transférées au VIIIème siècle dans la cathédrale d'Angers. Il figure parmi les patrons de cette cathédrale, et on peut encore l'y voir, sous le nom de Sérené et comme par le jeu des assonances, auprès des saints René, Maurice et Maurille. Il y fut l'objet de culte, tout particulièrement dans les périodes critiques de maladie ou de guerre, et sa châsse (qui fut déposée sur l'autel de saint René) prenait place dans les processions qui parcouraient la ville.
- lors de la translation des reliques de saint Céneré vers Angers, on fit halte au lieu-dit des Grenouilles, à Chémiré-sur-Sarthe. Une chapelle Saint-Sérené fut édifiée à cet endroit. Ses reliques y était présentées à la Saint-Marc, aux Rogations et à la Saint-Céneré, et l'on s'y rendait pour guérir de la goutte jusqu'au XVII
ème siècle.

- Le Plessis-Grammoire dispose de reliques de saint Céneré.

Dans la Mayenne (53) :

- saint Céneré et son frère seraient passés à Château-Gontier, et y auraient été accueillis par les moines de Bazouges, avant de s'établir à Saulges. Leur cabane aurait donné naissance à une chapelle, autrefois située dans le cimetière du Martray, fréquentée par les pèlerins jusqu'au début du XIXème siècle. Céneré y fit jaillir avec son bâton une fontaine qui se mettait à couler, paraît-il, la veille de sa fête, quelle que fut la sécheresse, et cela pour 15 jours. Son eau était réputée guérir les maux d'yeux.
- le diocèse de Laval a inscrit saint Cénéré dans son calendrier liturgique.
- il est le saint patron de Saint-Céneré, qui dispose d'une de ses reliques.
- saint Céneré passant parSaint-Erblon, par un temps de grande chaleur et sécheresse, demande aux paysans de lui donner un peu d'eau. Mais ceux-ci, voyant leurs sources presque taries, le lui refusent. Céneré, emporté par la colère, frappe de son bâton une souche qui encombre le chemin. Aussi une eau limpide et fraîche en surgit. On dit que l'on peut toujours voir la souche au fond de la fontaine qui fut édifiée au-dessus de la source.
- saints Céneré et Céneri s'établissent à Saulges, et Céneré y demeure seul après que son frère l'ait quitté

Dans l'Orne (61) :
- le diocèse de Sées a choisi de célébrer saint Céneré en même temps que saint Céneri le 11 mai.

Dans la Sarthe (72) :
- Sablé dispose de reliques de saint Céneré et l'a désigné comme patron secondaire. Des pèlerinages y prenaient place.

Textes en bleu, extrait de   www.mythofrancaise.asso.fr

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